Quelles mesures de prévention contre le coronavirus Covid-19 ?

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Article mis à jour le 13 janvier 2021

Le 11 mars 2020, l'Organisation mondiale de la santé a annoncé que la COVID-19 pouvait être qualifiée de pandémie. Ce nouveau type de coronavirus, identifié initialement en Chine, touche la majorité des pays. Afin de limiter le risque de propagation du virus, des mesures de prévention sont régulièrement relayées. PagesJaunes fait le point sur les mesures et conseils à suivre pour limiter les risques.

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Respecter les gestes « barrières »

Différents gestes et mesures dits « barrières » sont identifiés et indispensables pour limiter la diffusion du coronavirus COVID-19. PagesJaunes fait le tour de ces mesures simples à appliquer au quotidien qui vous permettront de vous protéger et de protéger les autres. 

Se laver les mains régulièrement (toutes les heures idéalement)

Pour garantir une efficacité maximale, le ministère des Solidarités et de la Santé rappelle qu'un lavage de main optimal implique de : 

  • passer ses mains sous l’eau tiède ;
  • les savonner avec du savon liquide et les frictionner pendant 20 à 30 secondes ;
  • les rincer à l’eau claire ;
  • se sécher les mains sur une serviette propre ou à l’air libre.

À noter : ce lavage doit inclure les ongles, les doigts sur toute leur longueur, les paumes et l’extérieur des mains, les jointures ainsi que les poignets.

SI vous ne disposez pas de savon, vous pouvez utiliser un gel hydro-alcoolique

Bon à savoir : depuis le 27 janvier 2021, le prix du gel hydroalcoolique est encadré par décret avec maximum : 1,76 € les 50 ml, 2,64 € les 100 ml, 4,40 € les 300 ml et 13,19 € le litre (prix susceptible d'être majoré de 50 à 30 % lorsqu'il s'agit d'un gel fabriqué en pharmacie).

Il est également recommandé d'éviter de se toucher le nez, la bouche et les yeux si vos mains sont sales.

Les autres gestes simples à adopter

Le coronavirus COVID-19 se transmet par voie aérienne, via les postillons ou des contacts rapprochés. 

La campagne de prévention rappelle les autres gestes barrières à respecter pour justement éviter cette transmission. 

  • Tousser ou éternuer dans son coude.
  • Saluer sans se serrer la main et éviter les embrassades.
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique, et les jeter à la poubelle après usage.
  • Respecter une distance d’au moins deux mètres entre les personnes.
  • Porter un masque chirurgical sachant que peuvent bénéficier d'un masque gratuitement les personnes :
    • les plus modestes bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, de l'aide pour une complémentaire santé ou de l'aide médicale de l'État au 24 décembre 2020,
    • les plus vulnérables susceptibles de développer les formes graves de Covid-19 (masque à se procurer en pharmacie sur prescription médicale),
    • les personnes atteintes du virus Covid-19 sur présentation de l'e-mail ou du SMS de l'Assurance maladie ou du résultat positif du test RT-PCR,
    • les personnes identifiées comme « cas contact » par l'Assurance maladie dans le traitement « Contact covid »,
    • les professionnels de santé (de 12 à 24 masques par semaine en fonction du métier), salariés ou agents de la fonction publique (masques fournis par l'État à titre provisoire jusqu'à épuisement des stocks détenus par les pharmacies et les grossistes répartiteurs).

Bon à savoir : se laver les mains avant de mettre son masque et ne plus le toucher, puis se relaver les mains avant et après l'avoir enlevé (au bout de 4 heures maximum). Attention, placé sous le nez il n'a aucune efficacité. Jetez tout de suite les masques jetables ou placez dans un sac fermé les sacs en tissu lavables qu'il faudra le plus vite possible laver à 60 °C pendant au moins une demi-heure.

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande le maintien des mesures barrières même chez les personnes ayant été vaccinées.

Ne pas se rendre dans les lieux publics

Une première période de confinement avait débuté le 14 mars 2020 : les rassemblements de plus de 100 personnes étaient strictement interdits. Les règles ont ensuite été progressivement revues depuis fin mai.

Bon à savoir : la liste des activités autorisées, et donc des commerces ouverts, est disponible sur le site gouvernement.fr

Une amende de 135 est appliquée en cas de non-respect de ces règles. 

Il est conseillé de ne se rendre dans les hôpitaux que dans des cas d'urgence. Si vous devez vous y rendre, respectez scrupuleusement les mesures d'hygiène. 

Pour plus d'informations sur l'évolution de l'épidémie et les règles applicables, vous pouvez appeler le 0 800 130 000 (appel gratuit) ou consulter les mesures sur gouvernement.fr/info-coronavirus.

Le pass sanitaire

Depuis l'été 2021, il est possible de se rendre dans certains lieux publics en présentant un « pass sanitaire ». Il s'agit d'un certificat numérique avec un QR code (disponible sur l'application TousAntiCovid, voir ci-dessous) ou papier, d'une preuve sanitaire, parmi les trois suivantes : 

  • La vaccination, à la condition que les personnes disposent d'un schéma vaccinal complet et du délai nécessaire après l’injection finale, soit :
    • 15 jours après la 3e injection pour les vaccins à double injection + rappel 3 mois après (Pfizer). Depuis le 12 mars 2022, s'applique le 2e rappel de vaccination contre la Covid-19 pour les personnes âgées de 80 ans et plus ayant reçu leur 1er rappel depuis plus de trois mois.
    • 28 jours après l'injection pour les vaccins avec une seule injection (Johnson & Johnson).
    • 7 jours après l'injection pour les vaccins chez les personnes ayant eu un antécédent de Covid (1 seule injection).

Bon à savoir : les vaccins VidPrevtyn Beta® de Sanofi/GSK et Nuvaxovid® de Novavax sont indiqués en deuxième intention (la HAS maintient sa recommandation de recourir préférentiellement aux vaccins à ARNm bivalents) et destinés aux patients qui ne souhaitent pas recourir à un vaccin à ARNm ou qui présentent une contre-indication, quels que soient les vaccins utilisés précédemment.

  • La preuve d'un test négatif de moins de 24 h.
  • Le résultat d'un test RT-PCR ou antigénique positif attestant du rétablissement de la Covid-19, datant d'au moins 11 jours et de moins de 6 mois (pour les tests effectués depuis le 10 mai 2021, le document avec le QR code sera conservé pendant 6 mois sur la plateforme SI-DEP).

À noter qu'en cas de contre-indication à la vaccination, il est possible de demander à son médecin un certificat médical qui fait office de passe sanitaire. Un décret publié au Journal officiel le 8 août 2021 liste les seules contre-indications à la vaccination qui dispensent de la présentation du pass sanitaire et de la vaccination obligatoire dans certaines professions.

Bon à savoir : depuis le 18 mars 2022, la contre-indication à la primo-vaccination contre la Covid chez les enfants ayant présenté un syndrome inflammatoire multi-systémique pédiatrique (Pims) après avoir été contaminés par le Sars-Cov-2 est levée (Communiqué de la Haute Autorité de santé du 18 mars 2022).

À noter : l'obligation de vaccination contre la covid-19 concernant professionnels de santé et étudiants a été suspendue par le décret n° 2023-368 du 13 mai 2023.

L'application « TousAntiCovid »

« TousAntiCovid » est une version enrichie et interactive de la première application « StopCovid », une application pour smartphone visant à briser les chaînes de transmission de Covid-19. L'objectif est d'aider à dépister les personnes infectées par la Covid-19 et d'alerter les personnes ayant été en contact avec elles (de façon anonyme).

Une fois installée et activée (fonction Bluetooth activée et notifications acceptées), l'application envoie une alerte aux utilisateurs ayant été récemment en contact avec une personne ayant volontairement déclaré avoir été testée positive au coronavirus durant :

  • 5 minutes à moins d'1 mètre ;
  • 15 minutes entre 1 et 2 mètres

La personne alertée pourra alors consulter son médecin pour se faire dépister rapidement, se confiner en attendant les résultats et s'isoler si le test s'avérait positif.

La nouvelle version (la 2.1.0) apporte les évolutions suivantes :

  • les chiffres clés sur la situation épidémiologique en France (et par département) avec un indicateur de tendances qui évalue l'évolution de l'épidémie ;
  • l'accès aux actualités en lien avec la lutte contre l'épidémie ;
  • l'accès à « DépistageCovid », la carte des centres de dépistage actualisée avec des informations sur les temps d'attente ;
  • l'accès à « MesConseilsCovid » pour avoir des conseils personnalisés en fonction de sa situation ;
  • l'intégration de l'attestation dérogatoire de déplacement dans l'application et l'accès au QR-Code de la dernière attestation que vous avez générée.

À noter : l'application « TousAntiCovid » est temporaire, elle n'a pas vocation à perdurer après la crise sanitaire.

Que faire en cas de suspicion de COVID-19 ?

Si vous souffrez de certains symptômes évocateurs du coronavirus COVID-19 (toux, fièvre, nez qui coule...), restez chez vous, évitez les contacts et rapprochez-vous de votre médecin. Il saura ainsi décider si un test RT-PCR (par prélèvement pharyngé ou salivaire) doit être pratiqué.

Si votre schéma vaccinal est complet, vous devez :

  • Vous isoler strictement pendant 7 jours pleins après la date du début des symptômes ou de la date du test positif.
  • Réaliser un test antigénique ou un test RT-PCR le 5e jour :
    • si le test est négatif et en l'absence de symptômes depuis 48 heures, il est possible de mettre fin à l'isolement au bout de 5 jours,
    • si le test est positif ou en l'absence de test, l'isolement doit être poursuivi jusqu'au 7e jour, sans nouveau test à réaliser à la sortie de l'isolement.

Si votre schéma vaccinal est incomplet, vous devez :

  • Vous isoler strictement pendant 10 jours après la date du début des symptômes ou de la date du test positif.
  • Réaliser un test antigénique ou RT-PCR au 7e jour :
    • si le test est négatif et en l'absence de symptômes depuis 48 heures, il est possible de mettre fin à l'isolement le 7e jour,
    • si le test est positif ou si aucun test n'est réalisé, l'isolement doit être poursuivi jusqu'au 10e *La dose de rappel concerne toutes les personnes de 18 ans et plus et ayant un schéma vaccinal initial complet. Depuis le 24 janvier 2022, elle concerne également les mineurs âgés de 12 à 17 ans chez qui la dose de rappel doit intervenir 6 mois après la dernière injection sans nouveau test à réaliser.

Bon à savoir : depuis le 1er mars 2023, les tests de dépistage de la Covid-19 ne sont plus remboursés à 100 % en France. Le reste à charge pour l’assuré est déterminé en fonction du professionnel de santé délivrant le test : 30 % du coût du test s’il est réalisé par un médecin ou un pharmacien et 40 % s’il l’est par un infirmier ou un masseur-kinésithérapeute (la prise en charge à 100 % est maintenue pour les plus fragiles, ainsi que pour les professionnels de santé).

Les personnes avec qui vous avez été en contact seront identifiées (ce sera facile si vous utilisez l'application « TousAntiCovid ») pour tenter de déterminer la chaîne de contamination. Vous pouvez volontairement déclarer que vous êtes positif dans l'application en saisissant un code transmis par votre médecin ou le laboratoire. Une alerte sera alors envoyée à l'ensemble des utilisateurs ayant été en contact rapproché avec vous les jours précédents.

Le médecin pourra également vous prescrire un arrêt de travail de façon à ce que vous puissiez vous isoler chez vous pour ne pas contaminer d'autres personnes. En cas d'aggravation des symptômes, contactez le 15.

Si le test est négatif, l'isolement prend fin. Vous pouvez alors sortir de chez vous, tout en respectant bien sûr les gestes barrières. 

En plus des tests PCR, des tests rapides de diagnostic du Sars-CoV-2 (le résultat est obtenu en seulement 20 minutes) sont officiellement autorisés. Ils pourront être utilisés dans le cadre d’opérations de dépistage en population générale et les tests salivaires sont aussi autorisés en seconde intention chez les personnes contact pour qui un prélèvement nasopharyngé n'est pas envisageable.

Le recueil de la salive peut se faire directement au laboratoire ou à domicile dans un tube fourni dans un kit de prélèvement, à ne pas mettre ensuite au réfrigérateur.

Bon à savoir : les pharmacies sont aussi autorisées à réaliser des tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) de l'infection Covid. Ces tests, réalisés à partir d'une goutte de sang prélevée au bout du doigt, permettent de savoir en quelques minutes si la personne a développé des anticorps contre le SARS-CoV-2 (une liste de 51 tests autorisés a été publiée par le ministère de la Santé).

Recommandés chez les plus de 15 ans, ces tests de diagnostic rapide et TROD sont également autorisés sous forme d'autotests en alternative aux TDR/TROD antigéniques sur prélèvement nasopharyngé. Ces tests peuvent être utilisés dans la sphère privée avant une rencontre avec des proches par exemple. Dans l'idéal, le test sera réalisé le jour même ou la veille de la visite.

De plus, la HAS préconise de réaliser systématiquement un Trod sérologique chez les personnes qui n’ont pas d’antécédent de Covid connu, et notamment chez les jeunes qui font plus fréquemment des formes asymptomatiques avant une 1ère injection vaccinale. En effet, les dernières données scientifiques sont en faveur de cette stratégie puisqu'elles montrent que la protection conférée par une seule dose injectée à une personne ayant un antécédent d’infection est supérieure à celles des deux doses injectées à une personne sans antécédent, quelle que soit l’ancienneté de l’infection. Ainsi, en cas de Trod positif, la personne n’aura pas de rendez-vous pour une seconde injection.

Prévention des risques au sein des entreprises

Compte tenu du contexte sanitaire, les employeurs ont l’obligation de mettre à jour le règlement intérieur applicable au sein de l’entreprise pour intégrer une clause de prévention des risques liés à la pandémie de Covid-19.

À ce titre, l’employeur est autorisé à contrôler la température des salariés lors de leur arrivée dans l’entreprise à condition d’adjoindre cette faculté au règlement intérieur avec communication de cette adjonction au secrétaire du comité social et économique et à l’inspection du travail.

Le règlement intérieur doit également être mis à jour et contenir une clause relative au port du masque obligatoire dans les espaces clos et partagés de travail. Par ailleurs, les salariés vulnérables tenus de travailler en présentiel doivent recevoir des masques de leur employeur y compris pour la durée de leur temps de transport.

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