Bacille de Koch

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La tuberculose est une maladie infectieuse bactérienne très fréquente dans le monde qui peut être mortelle en l'absence de traitement.

La bactérie qui la provoque est le Mycobacterium tuberculosis, plus connu sous le nom de bacille de Koch (BK), du nom de son découvreur Robert Koch, en 1882. Que faut-il savoir à propos du bacille de Koch et comment traiter cette maladie infectieuse ? Nous faisons le point.

Bacille de Koch : responsable de la tuberculose

Le BK appartient au genre des mycobactéries. Il s'agit d'une petite bactérie aérobie stricte (vivant en présence d'oxygène), mesurant de 2 à 5 µm de long. Sa forme est droite, voire légèrement incurvée. Le génome de cette bactérie a été intégralement séquencé en 1998.

Bon à savoir : il existe deux variantes du BK : Mycobacterium bovis (agent de la tuberculose des bovins pouvant affecter l'Homme) et Mycobacterium africanum.

Le BK cause la tuberculose, il s'agit d'une des maladies infectieuses les plus fréquentes, mais aussi les plus mortelles dans le monde. 95 % des cas et des décès ont lieu dans les pays en développement :

  • C'est, le plus souvent, une pathologie qui touche les poumons (toux, fièvre, crachats sanglants, sueurs nocturnes...), mais elle peut aussi, plus rarement, atteindre d'autres organes (articulations, appareil urinaire...). 
  • D'après l'Organisation Mondiale de la Santé, en 2014, 9,6 millions de personnes ont développé la tuberculose dans le monde (dont 30 % en Afrique subsaharienne) et 1,5 millions en sont mortes.
  • Près d'un tiers de la population mondiale est atteinte de tuberculose latente, c'est-à-dire que la personne a été infectée par le BK mais que la maladie ne s'est pas déclarée. Dans ce cas, le malade atteint de forme latente n'est pas contagieux.

Bon à savoir : une personne infectée par le BK a un risque de 10 % de développer la maladie de la tuberculose au cours de sa vie.

Grâce au diagnostic et aux traitements, le taux de mortalité dû à la tuberculose diminue. Il existe cependant depuis quelques années une recrudescence des formes de tuberculose multirésistantes. 

À noter : en France, la tuberculose touche 7,6 personnes sur 100 000 (chiffres de 2019) et fait partie des Affections Longue Durée (ALD). Elle ouvre donc les droits à une couverture sociale à 100 % pour les soins.

Transmission et diagnostic du bacille de Koch

La transmission de bacille de Koch est essentiellement aérienne. La contagion se fait lorsque le porteur de la maladie tousse, éternue ou crache et qu'une tierce personne inhale le germe ainsi projeté :

  • Le BK est très résistant dans l'air et les poussières, c'est pourquoi la tuberculose est une maladie très contagieuse.
  • Les personnes dont le système immunitaire est affaibli (VIH ou autre pathologie) sont plus à risque d'être contaminées. Le tabac est également un facteur de risque. 
  • Le malade contagieux doit respecter un certains nombre de précautions (port d'un masque par exemple) pour éviter toute transmission de la maladie à un tiers.
  • Le diagnostic est fait en recherchant le bacille de Koch dans les crachats du patient, ou en procédant à l'aspiration de sécrétions bronchiques.

Bon à savoir : une tuberculose constitue un facteur de risque potentiel de gravité en cas de co-infection COVID-19 (infection à SARS-CoV-2)? Quoi qu'il en soit, du fait de nombreuses vulnérabilités notamment sociales, le suivi des patients atteints de tuberculose doit être maintenu le plus possible en consultation présentielle contrairement aux suivis d’autres infections chroniques.

Bacille de Koch : quels traitements ?

Le bacille de Koch étant une bactérie, il peut être éliminé grâce à l'usage d'antibiotiques à condition de bien respecter la prise des traitements. Le traitement est long (6 mois minimum) et associe différents antibiotiques anti-tuberculeux.

Ces derniers sont utilisés depuis de nombreuses années, parfois de façon incorrecte ou inadaptée, d'où l'émergence de souche de BK multirésistantes (75 cas en France en 2018).

Il existe par ailleurs le BCG, qui est un vaccin contre la tuberculose préparé à partir d'une souche atténuée de Mycobacterium Bovis. Si depuis 2007, l'obligation vaccinale de la population générale a été suspendue, elle reste obligatoire pour certains professionnels (professionnels de santé, personnels des établissements pénitentiaires...).

Bon à savoir : concernant les professionnels particulièrement exposés, le décret n° 2019-149 du 27 février 2019 suspend à compter du 1er avril 2019 l'obligation vaccinale par le BCG pour certaines activités et professions, comme les étudiants en médecine, chirurgie dentaire et pharmacie, les étudiants sages-femmes, les aide-soignant et infirmiers, les personnes exerçant une activité dans les établissements accueillant des enfants de moins de 6 ans, les assistantes maternelles, les sapeurs-pompiers, etc. C'est le médecin du travail qui évalue, au cas par cas, la nécessité ou non de se faire vacciner.

À noter : les cas avérés ou suspectés de certaines maladies infectieuses, dont la tuberculose, font l’objet d’un signalement obligatoire à l’autorité sanitaire par le médecin ou le laboratoire d'analyse de biologie médicale, avec transmission et conservation de données à caractère personnel, dans un but de surveillance épidémiologique. Ces maladies sont listées à l'article D. 3113-6 du Code de la santé publique.

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